Ecrit et dirigé par David Legrand
d’après le livre Excentricité et Humanisme. Parodie, dérision et détournement des codes à la Renaissance de Patricia Eickel-Lojkine et le scénario du film Passion de Jean-Luc Godard.
Tourné à l’école supérieure des Beaux-Arts de Nantes Métropole/ Nantes février 2006, dans la maison-studio de Bruegel-factory, à la librairie ancienne : ‘le bleu fouillis des
mots » / Châteauroux 2007, et sur le plateau de tournage « Climats ouverts » / lieu unique / Estuaire Nantes 2009. 

Musique : Matthieu Crimersmois – Rainier Lericolais
Images : Denis Champeau – Anthony Cochet – David Legrand – Akli Merzouki
Décors : David Legrand – Ernesto Sartori
Lumières : Bruno Fradet
Son : Berthine Gerbet – Philippe Zunino
Montage : David Legrand
Effets spéciaux : Isabelle Carlier
Mixage : Simon Gilet
Coordination : Michel Aubry

Personnages
• La voix de l’âne et de Jean-Luc Godard : David Legrand
• La voix du bouffon : Philippe Zunino
• Erasme : Michel Baggi
• Le Peintre : André Breynaert
• Le Maître : Gilles Durand
• Les élèves : Pierre-Charles Bilien
Pauline Jacquelin
Glen Loarer
Akli Merzouki
Ernesto Sartori
Benjamin Thomas

Remerciements : Jean Berger – Michel Weemans

« À la renaissance, l’excentricité, mouvement qui récuse le centre, que manifeste la culture savante des XVe et XVIe siècles : l’invention de dieux ou de déesses
dérisoires chez Alberti (Momus) et chez Érasme (Éloge de la folie); la stylisation parodique chez Rabelais; ainsi qu’au delà de la sphère comique, la distorsion du modèle
dans la poésie amoureuse d’Agrippa d’Aubigné. Le détournement des codes, prisé des humanistes et des poètes baroques, signale leur aptitude au jugement critique et
use d’une rhétorique de la déviance. »
Patricia Eickel-Lojkine, Excentricité et Humanisme. Parodie, dérision et détournement des codes à la Renaissance, Droz, 2002.

« Reconstitution filmique d’un cours humaniste du XVIe siècle… » veut fournir une image actuelle de chacune de ces pratiques excentriques appliquées à notre monde
contemporain. » David Legrand

Quelques réflexions signées Isabelle de Visscher-Lemaître :
IDVL: J’ai apprécié ce film à différentes strates de sens. J’ai bien ri aussi. Il faut un peu s’accrocher mais au fait, tu amènes toujours assez subtilement (et grossièrement d’ailleurs) une revisitation de l’art et de l’artiste dans la société sous le prisme du passé, et sous un angle « humaniste » cette fois. Que tu téléscopes Durer et le cinéma avec Godard (qui est bien moqué aussi), cela peut paraître d’un certain délire. Mais tu restes dans tes classiques, au fond après avoir fait se rencontrer A. Dürer et J. Beuys, Le Corbusier et A. Dürer.
Je pense aux « Dialogues fictifs » que tu as réalisé avec la Galerie du Cartable et la collaboration occasionnelle de Michel Aubry.
C’est du film et de l’art filmique. Il y a sans doute quelques messages à en tirer.
Car cette manière de téléscoper des périodes de façon aussi improbable, n’est pas sans construire du sens.
A divers degrés, sans doute ! Encore faut-il passer outre certaines lourdeurs.
Comment le spectateur se saisit-il du fil conducteur souvent enfoui dans quelques débordements plantureux ou quelques constructions alambiquées ? Du décor bricolé qui étaye l’image mais qui complique le sens, parfois ? Pour l’âne, j’ai pensé à Abramovic (elle a une pièce comme ça avec un âne en face d’elle). Puis de loin en loin, à Mike Kelley avec ton derrière!
DL: Pour l’âne, c’est Bruegel, l’âne à l’école, je n’ai rien inventé : une image du monde renversé et un emblème traditionnel de la révolte des iconoclastes. Merci pour ta critique remarquable !

Filmographie de David Legrand