Agnes Martin, With My Back to the World – à voir en ligne pendant un mois avec la Collection Lambert en Avignon

Dans le cadre du programme un film-un mois en streaming avec la Collection Lambert en Avignon, le film Agnès Martin, With My Back to the World était visible en ligne du 20 novembre au 18 décembre 2020.Agnes Martin, With My Back to the World, de Mary Lance, New Deal Inc., musique de Steve Peters, angl., VOSTF, USA, 2002 – sous-titrage français produit par SensoProjekt. Par ses choix stricts (unique format carré, monochromie, motif de la grille…) la peinture d’Agnes Martin (1912 – 2004) est longtemps apparue comme une œuvre à système qu’on pouvait dire radicale ou minimaliste. Depuis une vingtaine d’années, et tandis que l’importance de cette œuvre ne cessait de croître, on en mesure davantage la profondeur méditative et le caractère spirituel. « With My Back To The World », le film de Mary Lance, fruit d’une longue fréquentation de l’artiste et d’un tournage étendu sur quatre années, a certainement joué son rôle dans ce changement de regard. On y voit Agnes Martin au travail dans son atelier de Taos (Nouveau Mexique) et on l’entend nous parler de l’inspiration ou de l’expressionnisme abstrait à laquelle elle dit appartenir. Par la simplicité de sa conception (pas de commentaires, pas de témoignages), la familiarité de la réalisatrice envers son sujet et l’attention qu’elle lui porte, ce film offre un témoignage de première importance et extraordinairement émouvant sur une personnalité majeure de l’art de la seconde moitié du vingtième siècle. En présence de Patrick Javault, critique d’art et commissaire d’exposition indépendant (Lettres, Sorbonne Paris IV), anciennement conservateur au Musée d’art moderne et contemporain de Strasbourg et président de SensoProjekt.   Director’s Statement by Mary Lance on the occasion of this screening :  In 1998, I asked Agnes Martin if she would be interested in my making a documentary about her. I wasn’t sure whether she would agree because she was thought to be somewhat reclusive, but she did agree, with the provision that the shooting should not interfere with her work.   Over the next four years, I visited Agnes a number of times, at first with a film crew and later, alone with a video camera. She spoke engagingly about her ideas and her working methods, sometimes surprising me by ignoring my questions and speaking about other things that she seemed to want to get on the record.   I wanted the film to convey the experience of spending time with Agnes and reflected that in the pacing of the film.   October, 2020