La Réponse de la Terre, de Giulia Grossmann, co-écrit avec Alice Barbaza, 20 min, France, 2020,
Suivi de : Cosmorama d’Hugo Deverchère, 21 min, France, 2017. Et de : Planet A de Momoko Seto, 8 min, France, 2008.
Dans le cadre de l’exposition Chambre à brouillard qui se tient à l’Ahah jusqu’au 16 décembre 2023, SensoProjekt et L’ahah vous propose une soirée de projection de trois films d’artistes autour de la thématique Art & Science.
A l’issue de la projection, une discussion modérée par Alyssa Verbizh réunira les artistes Hugo Deverchère et Momoko Seto.
Cosmorama d’Hugo Deverchère, 21 min, 2017, France, production Le Fresnoy – Studio national des arts contemporains. Avec le soutien de Neuflize OBC.
Cosmorama explore une strate imperceptible du réel. Imaginé comme un voyage mêlant le proche et le lointain, l’horizon terrestre et le cosmos, le film permet d’accéder à une perception renouvelée et jusque là inconnue du monde – à la fois semblable et inédite – en explorant un espace infime entre le visible et l’invisible, le connu et l’inconnu.
Né en 1988 à Lyon, Hugo Deverchère est diplômé de l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris et du Fresnoy – Studio national des arts contemporains. Son travail a récemment été présenté au Palais de Tokyo (Paris), au FRAC Grand Large (Dunkerque), au Pearl Art Museum (Shanghai), au MACRO – Musée d’art contemporain de Rome, et dans de nombreux festivals comme l’International Film Festival Rotterdam, CPH:DOX (Copenhague), Ars Electronica (Linz) et le FNC – Festival du Nouveau Cinéma de Montréal.
Planet A de Momoko Seto, 8 min, 2008, France, production Le Fresnoy – Studio national des arts contemporains
Le monde est devenu une planète desséchée, où la culture du coton exercée à outrance pour des raisons économiques est la cause principale de la désertification. Ce phénomène fait écho à une plus grande catastrophe écologique, la désertification de la mer d’Aral.
Momoko Seto est née en 1980 à Tokyo, au Japon. Elle a étudié à l’École Supérieure des Beaux-Arts de Marseille, puis au Fresnoy – Studio national des Arts Contemporains. Parallèlement à son travail en tant que réalisatrice de film au CNRS, elle réalise des films expérimentaux, des court-métrages et documentaires qui ont été présentés et récompensés dans plusieurs festivals internationaux (Berlinale, Locarno et International Film Festival of Rotterdam).
La Réponse de la Terre, de Giulia Grossmann, 20 min, 2020, France/Suisse, avec Tim Blake, Production CERN « Digital Memory » et G. Grossmann
Errance scientifique et psychédélique, La Réponse de la terre est une réflexion sur le sens des images, leur nature et pérennité. Nous suivons le fil des pensées d’un homme qui pourrait être tout autant astrophysicien, archiviste du CERN ou musicien. Dans son voyage graphique, mental et sensoriel, le narrateur nous mène dans une réflexion sur l’infiniment grand et l’infiniment petit, la mémoire et les machines, l’entropie et les mondes en formation…
Giulia Grossmann est née en 1984 à Paris. Elle étudie à l’École Nationale d’Expression Plastique de Paris-Cergy et se forme ensuite à l’anthropologie à l’université Paris Nanterre. Chacun de ses films questionnent notre manière d’habiter la Terre et s’inscrivent dans une démarche de collaboration scientifique. Elle a récemment reçu le prix à la qualité du CNC pour ses deux derniers films « Pasaia » et « La réponse de la Terre » et a été finaliste pour le prix de l’œuvre expérimentale de la SCAM. En 2021 elle est lauréate de la résidence Agnes B Tara Océan.
La soirée du 21 novembre 2023 est présentée en partenariat avec l’Ahah à l’occasion de Chambre à brouillard, exposition collective à la croisée de l’art et des sciences.
Six artistes plasticien·ne·s, Juliette Agnel, Clément Bagot, Nicolas Darrot, Youcef Korichi, Alyssa Verbizh et Anne-Charlotte Yver, à l’invitation d’Olivier Dadoun, physicien/informaticien au LPNHE – IN2P3 – CNRS/Sorbonne Université/Paris Cité, proposent des oeuvres faisant écho à un détecteur de particules qui a joué un rôle majeur dans l’histoire de la physique : la chambre à brouillard.
L’exposition est accompagnée d’un texte de Meriam Korichi.
Exposition visible jusqu’au 16 décembre 2023 du mercredi au samedi de 14h à 19h et sur rendez-vous L’ahah : 4 cité Griset, 75011 Paris
01 71 27 72 47

